Un workflow est un flux d'informations au sein d'une organisation, comme par exemple la transmission
automatique de documents entre des personnes.
On appelle « workflow » (traduisez littéralement « flux de travail ») la modélisation et la gestion informatique de
l'ensemble des tâches à accomplir et des différents acteurs impliqués dans la réalisation d'un processus métier
(aussi appelé processus opérationnel ou bien procédure d'entreprise). Le terme de
« workflow » pourrait donc
être traduit en français par « gestion électronique des processus métier ». De façon plus pratique, le workflow
décrit le circuit de validation, les tâches à accomplir entre les différents acteurs d'un processus, les délais, les
modes de validation, et fournit à chacun des acteurs les informations nécessaires pour la réalisation de sa
tâche. Pour un processus de publication en ligne par exemple, il s'agit de la modélisation des tâches de
l'ensemble de la chaîne éditoriale.
Il permet généralement un suivi et identifie les acteurs en précisant leur rôle et la manière de le remplir au
mieux.
Le moteur de workflow est le dispositif logiciel permettant d'exécuter une ou plusieurs définitions de workflow.
Par abus de langage, on peut appeler ce dispositif logiciel tout simplement "workflow".
L'industrie de l'imagerie électronique et de la gestion de la production assistée par ordinateur a été la première
à réclamer une technologie qui permette l’automatisation des procédures de travail, jusqu’alors réalisées à la
main.
À partir de l’année 1975 et jusqu’à 1985, la nouvelle technologie dite de WorkFlow a connu un essor important
en mettant en place un système capable d’automatiser au mieux les flux de travail. Ainsi des systèmes
de WorkFlow statique ont vu le jour : Officetalk-P, Backtalk, Poise, Xerox InConcert, …
Malheureusement, de nombreuses entreprises ayant développé des produits similaires n’ont pu passer le cap
du millénaire, car les outils réalisés présentaient un prix élevé et une complexité importante. L’échec du
WorkFlow statique est principalement dû au fait qu’il était très difficile d’intégrer et de modifier les procédures
de travail dans les systèmes WorkFlow. Les traitements et les données faisaient partie intégrante du système
et rendaient la tâche ardue.
Or, le regain d’intérêt pour le génie logiciel au début des années 1990 a permis de relancer les recherches
concernant les systèmes WorkFlow afin de mettre en place des systèmes plus simples à utiliser. Il s’en est suivi
une véritable explosion quant aux systèmes élaborés. On cite : Oval, Apricot, MelMac, WAMO, FreeFlow, … Ces
systèmes, connus sous le nom de WorkFlow générique, proposaient une nouvelle approche du WorkFlow. L’idée
était de séparer le traitement et les données relatives aux procédures de travail et offrir de la sorte une plus
grande facilité quant à la création, modification ou suppression des procédures de travail. De nos jours, ces
« nouveaux » systèmes sont tout à fait opérationnels et sont largement utilisés par les entreprises. Il n’en
demeure pas moins que de nouvelles recherches sont réalisées afin de pousser encore plus la souplesse et
l’adaptabilité de ces systèmes. C’est dans ce contexte bien particulier de flexibilité qu’est né le WorkFlow
adaptatif.